• Comment éviter le surendettement

    Malgré les nouvelles dispositions légales, qui ne sont pas si nouvelles, les banques et les distributeurs continuent de pousser au surendettement, en particulier via les crédits révolving. Chaker donne ici quelques trucs pour s’en sortir.

    Dans cadre de la transposition d’une directive européenne de 2008 encadrant les prêts à la consommation, Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, a récemment présenté son projet de loi sur les crédits. Selon Que Choisir, « ces nouvelles mesures ne s’attaquent pas au véritable mal que ce sont les crédits revolving, ils reprennent des dispositions déjà en vigueur ».

     


    Nous avons rappelé les conséquences dramatiques pour les ménages, en particulier dans les quartiers populaires, de l’abus des crédits revolving et de leur commercialisation à outrance par les distributeurs et les banques, à des taux qui se atteignent parfois les 20 %, trois supérieurs à celui de l’usure.

    En 2008, 17 millions d’euros de revolving ont été souscrits alors que les prêts classiques n’ont représentés que 11 millions d’euros. Il semble donc nécessaire d’imposer des règles aux acteurs du marché afin qu’ils n’abusent plus de la crédulité des clients, mais il faut aussi que ces derniers s’imposent des principes simples afin d’éviter d’entrer dans le mal-endettement ou pire, le surendettement.

    Avant tout, ne pas succomber au crédit revolving. Lorsqu’elles le proposent, les banques (et les distributeurs) ont tendance à être moins regardantes sur l’endettement du client, car la marge est extraordinaire. Par exemple, lors de l’achat d’une télévision plasma ou d’une cuisinière, les grandes surfaces proposent systématiquement avec le produit un crédit revolving, en arguant que cela vous facilitera l’achat de ce bien. En réalite, vous faites une très mauvaise opération : premièrement vous achèterez le bien à un prix plus élevé que celui de départ, compte tenu des intérêts de remboursement et deuxièmement, vous partez pour une durée sans fin. Dans ce cas là, il vaut mieux privilégier un prêt personnel auprès de votre banque qui selon meilleurtaux.com sont aux alentours de 6.80%, voir moins si vous faites jouer la concurrence.

    Dans le cas où vous avez déjà succombé au crédit revolving, et vous vous retrouvez avec des échéances au-delà de votre endettement, qui selon la loi ne doit pas excéder 33% de vos revenus, faites racheter vos revolving par une banque, cela vous permettra de réduire fortement vos mensualités et surtout votre taux d’intérêt. Si votre banque refuse, n’hésitez pas à faire jouer la concurrence, certes si un autre établissement accepte le rachat, vous devrez sans aucun doute changer d’agence bancaire, mais vaut mieux des tracasseries administratives que persister à rembourser des mensualités exorbitantes.

    Mais avant toute souscription d’un crédit à la consommation, sachez que vous avez un délai de réflexion, qui va passer à 14 jours dans le nouveau projet au lieu de 7 jours actuellement. Ne jamais signer hâtivement et surtout pas sous la pression d’un vendeur Hi Fi qui, grâce à vous, touchera une commission sur la plasma vendu et sur le crédit revolving associé à cette vente.

    Enfin, essayez tant que faire se peut de privilégier l’effort d’épargne, et d’acheter le produit avec la trésorerie que vous vous êtes constitué sur un placement de trésorerie, type Livret A, car lors d’un prêt pour l’achat d’un bien de consommation, vous n’avez jamais de retour sur investissement à la différence d’un prêt immobilier.

    Le législateur pourra essayer d’encadrer la commercialisation des crédits à la consommation, mais rien ne pourra empêcher un commercial d’une banque ou d’une grande surface de faire pression sur le client pour qu’il souscrive rapidement à un revolving, car il est tenu par des objectifs commerciaux et souvent sa rémunération en dépend, c’est donc le système qui est vicieux.

    Malheureusement, ce sont souvent les ménages résidants dans les quartiers difficiles qui sont victimes de ces abus, car on succombe plus facilement aux crédits lorsqu’on est dans une situation précaire. Aujourd’hui, l’ouvrier qui réside dans les immeubles vétustes d’Outreau et l’agent d’entretien qui habite dans la cité des 4000 de la Courneuve peuvent à la fois avec une carte de crédit revolving acheter une wii pour les enfants, une machine à laver et même faire leurs courses alimentaires.

    par Chaker Nouri rédacteur de l'article, source: http://businessbondyblog.20minutes-blogs.fr


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